Atelier IA en direct : retour sur la matinée du 2 septembre

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Mercredi 2 septembre, j’ai animé deux ateliers IA en direct, en visio, avec une poignée de dirigeants de TPE de Corrèze : un restaurateur, une agent générale d’assurance, deux agences immobilières spécialisées dans les locaux professionnels. Le matin, automatiser sa communication LinkedIn et Facebook. En fin de matinée, reprendre le contrôle de sa boîte mail. Voici ce qui s’est réellement passé, y compris ce qui n’a pas marché.

Un atelier IA en direct, ça ressemble à quoi ?

Un atelier IA en direct n’est pas une conférence ni un cours enregistré. Pendant 1 h 30, je partage mon écran, je fais une manipulation, et chaque participant la reproduit immédiatement sur ses propres outils : son compte ChatGPT ou Claude, sa page LinkedIn, sa vraie messagerie. Toutes les trente minutes, la même question : tout le monde a le résultat à l’écran ?

Le prérequis unique, annoncé à l’inscription, est un compte IA payant. Les versions gratuites bloquent au bout de quelques requêtes, et en atelier on produit un vrai volume de travail. J’ai limité chaque session à un petit groupe pour pouvoir regarder chaque écran, débloquer chaque cas. C’est ce format en petit groupe que je décris dans mes formations et ateliers, et le 2 septembre en était la version courte, ouverte aux indépendants.

Qu’ont installé les participants en 1 h 30 ?

Le matin, chacun a créé un projet dans son outil IA, une sorte de boîte à mémoire dédiée à sa communication. Un premier prompt a produit une ligne éditoriale en quatre piliers, avec des idées de publications propres à chaque métier. Puis le travail a consisté à ne pas accepter la première version : ramener le rythme à un post par semaine pour l’une, retirer un pilier trop personnel pour l’autre, coller ses anciennes publications pour que l’IA s’imprègne du ton. La stratégie validée est ensuite allée dans les instructions du projet, avec le logo et les documents de l’entreprise en sources.

Les premières publications LinkedIn sont sorties en séance, puis leurs versions Facebook, plus courtes et plus chaleureuses. Nous avons terminé par la programmation native, avec l’icône horloge de LinkedIn et le bouton de programmation d’une page Facebook, sans outil tiers. Le restaurateur a résumé l’effet en une phrase : l’IA « reprend vraiment tout l’historique » de ses conversations pour produire « un condensé hyper adapté ». Une des agentes immobilières : « ça répond complètement à ce que je recherchais ».

En fin de matinée, sur la boîte mail, le principe tenait en quatre boîtes : Action, Attente, Lecture, Compta. Une simple capture d’écran de la boîte de réception, collée dans l’IA avec un prompt précis, a suffi pour obtenir les règles de tri à créer et le pas à pas, clic par clic, pour chaque messagerie. Puis chacun a construit son assistant email : deux ou trois vrais emails envoyés, une demande d’en déduire le ton, et le résultat copié dans les instructions du projet. Le premier test a fait mouche : « je lui ai collé le mail sans aucune instruction et il a suggéré à la fois la réponse et le traitement, c’est impressionnant ».

Qu’est-ce qui a coincé, et qu’est-ce que j’en retiens ?

Je préfère le dire clairement : l’atelier boîte mail n’est pas allé aussi loin que je l’espérais sur l’automatisation. La raison est technique et très instructive. Les connecteurs qui permettent à ChatGPT ou à Claude de lire et de classer une boîte directement fonctionnent avec Gmail et avec les comptes Microsoft 365. Ils ne fonctionnent pas avec une adresse simplement lue dans Outlook ou dans Apple Mail sur l’ordinateur. Et dans une grande compagnie, la connexion est bloquée tant qu’un administrateur informatique ne l’a pas approuvée.

Deux participants sur trois étaient dans l’un de ces cas. Nous avons donc travaillé en mode manuel : l’IA analyse une capture d’écran et fournit les règles, la personne les crée elle-même. Ça marche, mais ce n’est pas la boîte qui se range toute seule. J’ai depuis rédigé pour eux une liste de questions à poser à leur service informatique, et je propose un suivi individuel pour brancher la suite. Ce que je change dès la prochaine session : demander en amont à chaque inscrit quelle messagerie il utilise et s’il y accède par le web. Une participante me l’a suggéré elle-même en fin d’atelier, et elle avait raison.

Autre leçon, plus humaine. Une participante m’a confié : « seule face à mon écran, je ne suis pas sûre d’arriver à refaire ce qu’on a fait ». C’est exactement pour cela que chaque inscrit reçoit après l’atelier une page avec le replay chapitré, le support, les prompts à copier et ses actions personnelles. La séance en direct crée le déclic, la page permet de recommencer à tête reposée. C’est la même logique que dans mes formations en ligne, où l’on revient sur un module autant de fois que nécessaire.

Et après l’atelier ?

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la vitesse à laquelle un dirigeant sans compétence technique passe de « je publie une fois par semestre » à « mes deux premières publications sont prêtes ». Le frein n’était pas l’outil, c’était la page blanche et l’absence de méthode. Pour les artisans et commerçants, j’avais déjà décrit ces usages concrets de l’IA : les voir s’installer en direct en 1 h 30 confirme que le format court, sur les vrais outils, est le bon.

Ces deux ateliers reviendront. Et la suite logique existe déjà : le mercredi 7 octobre, un atelier de trois heures pour installer un agent IA personnel sur son propre ordinateur, qui garde la stratégie de communication en mémoire et rédige chaque mois les publications et les brouillons d’emails à partir d’une seule phrase. Plusieurs participants du 2 septembre m’ont demandé précisément cela : ne plus copier-coller, déléguer.


Si vous dirigez une TPE ou une PME et que votre communication ou votre boîte mail vous coûte des heures chaque semaine, un atelier IA en direct est le moyen le plus rapide de changer de routine : vous repartez avec le résultat installé, pas avec des notes. Les prochaines dates sont sur la page des ateliers, et pour cadrer ce qui a le plus de valeur pour votre activité, réservons un appel découverte gratuit de 30 minutes.

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